Google a présenté à l’occasion de la Conference on File and Storage Technologies une des très rares études sur la fiabilité des disques durs en conditions réelles. un sujet extrêmement sensible, et pourtant très peu documenté. Les fabricants se contentent en effet de test de vieillissement accélérés dont la validité n’est pas forcément vérifiée. Les travaux de Google sont nettement plus intéressants puisqu’ils reposent sur l’observation de la fiabilité réelle des disques installés dans les 450 000 serveurs du tentaculaire moteur de recherche.
Les conclusions de l’étude sont les suivantes :
* il y a un vrai risque de mort subite du nouveau disque dur : le taux de panne à 3 mois est presque deux fois plus élevé que le taux de panne à un an ;
* certains paramètres SMART donnent une bonne indication de la probabilité de panne du disque. Il est toutefois impossible de prédire l’occurrence d’une panne avec précision en se basant sur ces paramètres, de nombreux disques pouvant lâcher sans signes avant coureurs ;
* contrairement aux idées reçues, la température de fonctionnement d’un disque est peu liée à son taux de panne. Il convient néanmoins d’être prudent et précis : les températures étudiées étaient tout à fait raisonnables de 20°C à 50 °C. Le graphique illustrant ces résultats montre d’ailleurs clairement une hausse du risque de panne lorsque la température augmente au-delà de 45°C. Mais une température trop froide (<25°C) n’est pas bonne, non plus : l’optimum est atteint à 40°C ;
* Le niveau d’activité du disque n’est pas corrélé avec le taux de panne. Là encore, cependant, l’étude ne contredit pas le fait - l’évidence - que les disques les plus sollicités sont les plus prompts à défaillir. Une telle corrélation est démontrée pour les disques de moins d’un an. Elle tend à disparaître cependant pour les disques plus âgés, signe que le taux d’utilisation n’est plus un problème, une fois la mécanique rodée ;
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